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Cinq choses à savoir sur le nouveau plan quinquennal de la Chine
information fournie par AFP 05/03/2026 à 11:18

Un écran montre le Premier ministre chinois Li Qiang lors de l'ouverture du grand événement annuel des Deux sessions à Pékin, en Chine, le 5 mars 2026 ( AFP / ADEK BERRY )

Un écran montre le Premier ministre chinois Li Qiang lors de l'ouverture du grand événement annuel des Deux sessions à Pékin, en Chine, le 5 mars 2026 ( AFP / ADEK BERRY )

La Chine a dévoilé jeudi une feuille de route de ses objectifs économiques et sociaux des cinq prochaines années dans un plan de 141 pages.

Le quinzième plan quinquennal, annoncé lors du grand événement politique des "Deux sessions", fournit un cadre permettant au pays de réaliser sa transformation économique et d’atteindre l’autosuffisance technologique d’ici 2030.

Voici les cinq choses à retenir:

- Doubler le PIB par habitant -

La Chine voudrait atteindre un niveau de PIB "des pays moyennement développés", en doublant celui par habitant de 2020 au cours des cinq prochaines années.

La deuxième économie mondiale peine à se remettre de la pandémie de Covid-19, pénalisée par un secteur immobilier surendetté, mais les dirigeants du pays espèrent que l'accroissement du PIB s'accompagnera d'une augmentation de la consommation, et de progrès scientifiques et technologiques.

Cependant, la Chine a fixé jeudi lors des Deux sessions son objectif de croissance pour l'année entre 4,5 et 5%, soit le au niveau le plus bas depuis 1991, selon des recherches de l’AFP.

- Autosuffisance technologique et scientifique -

La science et la technologie occupent une place centrale dans le plan quinquennal de la Chine, au moment où le pays cherche à renforcer son autosuffisance dans des secteurs clés.

Pékin investit massivement dans des industries de haute technologie telles que les semi-conducteurs et l’intelligence artificielle (IA) afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis.

L’IA a été mise au premier plan, avec le lancement d’un "plan d’action IA+".

La Chine va également renforcer les investissements en recherche et développement jusqu’en 2030.

"Le taux de croissance annuel moyen des investissements en recherche et développement pour l’ensemble de la société dépassera 7%", tandis que "les capacités de recherche fondamentale et d’innovation originale seront sensiblement renforcées", indique le rapport.

- Soft power -

Le quartier financier de Lujiazui à Shanghai le 5 mars 2026 ( AFP / Jade GAO )

Le quartier financier de Lujiazui à Shanghai le 5 mars 2026 ( AFP / Jade GAO )

La Chine cherche à renforcer son influence par le biais du soft power.

"L’influence de la culture chinoise sera considérablement renforcée et le soft power du pays ne cessera de s’améliorer", indique le rapport.

Les produits culturels chinois ont connu un succès international majeur en 2025.

Alors que les jouets Labubu sont devenus un phénomène mondial, le cinéma chinois a également battu des records au box-office avec le film d’animation "Ne Zha 2".

- Ajustements sociaux -

Les dirigeants chinois espèrent aussi améliorer les conditions sociales, notamment en faisant baisser le taux de chômage urbain à moins de 5,5% d’ici 2030.

Le taux de chômage pour les 16-24 ans a atteint, en août, un record sur deux ans de 18,9%, selon le Bureau national des statistiques.

Des experts affirment que les Chinois remettent de plus en plus en question la valeur des diplômes traditionnellement prisés des universités d’élite, dans un marché saturé.

Le plan quinquennal promet que "la croissance du revenu des résidents sera en phase avec la croissance économique", tandis que "le nombre moyen d’années d’études de la population en âge de travailler passera à 11,7 ans".

Il vise également à porter l’espérance de vie moyenne à 80 ans, contre 79 actuellement, selon les statistiques officielles.

- Moins de pollution -

Des personnes se promènent sur le Bund, le long du fleuve Huangpu à Shanghai, le 5 mars 2026 ( AFP / Jade GAO )

Des personnes se promènent sur le Bund, le long du fleuve Huangpu à Shanghai, le 5 mars 2026 ( AFP / Jade GAO )

Bien que les niveaux de pollution dans de nombreuses villes chinoises dépassent encore les limites fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces derniers ont chuté de façon spectaculaire par rapport à la décennie précédente.

Cette baisse est le résultat d’une campagne menée depuis plusieurs années par la Chine pour améliorer la qualité de l’air, qui a entraîné le déplacement d’usines hors des villes et l’électrification des véhicules.

Depuis 2013, les niveaux de PM2,5, de petites particules pouvant pénétrer dans les poumons et le système sanguin, ont diminué de 69,8%, a rapporté la municipalité de Pékin en janvier.

Le plan promet une réduction de la concentration de particules fines (PM2,5) dans les villes au niveau préfectoral ou au-dessus à moins de 27 microgrammes par mètre cube.

En 2024, la concentration moyenne de PM2,5 dans les villes chinoises s’élevait à 29,3 microgrammes par mètre cube, selon les statistiques gouvernementales.

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